Le temps long de l'artisanat, la patience du geste, l'intelligence de la main.
"La céramique m'a appris que la perfection est dans l'imperfection, que le feu décide, que la terre a sa volonté. Mon travail consiste à l'écouter, à l'accompagner, à révéler ce qu'elle porte en elle."
Six étapes, six moments de grâce, six photos prises sur le vif.
Grès, porcelaine, faïence — chaque argile a sa mémoire.
La main guide, la terre monte, la forme apparaît.
Jours d'attente, lente évaporation, patience.
Cendres, oxydes, minéraux — la chimie de la couleur.
980°C, la terre devient céramique.
1280°C, 24h, l'épreuve ultime.
Terre de prédilection, solide, sonore, idéale pour les pièces utilitaires. Je l'utilise pour sa tenue et sa capacité à révéler les émaux.
Blanche, fine, presque translucide. Exigeante, elle demande un tournage précis et une grande maîtrise du séchage.
Préparés dans l'atelier à partir de cendres (chêne, hêtre, frêne), d'oxydes (cuivre, fer, cobalt) et de minéraux.
Le bruit du tour, le frottement humide de la terre, le ronronnement du four, le clair tintement d'une pièce qui a bien cuit — l'atelier a sa musique, faite de silences et de bruits feutrés.
"Chaque pièce est une aventure. Je n'ai jamais ouvert un four sans une pointe d'émotion — la surprise, la joie, parfois la déception, toujours l'envie de recommencer."
L'atelier ouvre ses portes un jeudi par mois. Démonstration de tournage, explications sur les émaux, échange autour d'un verre.
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